Ma mère, le crabe et moi, Anne Percin, Rouergue, Septembre 2015

par Orbe  -  26 Septembre 2015, 05:14  -  #Maladie, #Relation parent enfant, #Relation entre élèves, #Corps, #Niveau Lycée, #Niveau Collège, #Roman

Ma mère, le crabe et moi, Anne Percin, Rouergue, Septembre 2015

Tania vit seule avec sa mère, une blogueuse invétérée qui raconte sa vie de façon idéalisée sur "Lecture & Confitures".

 

Mais le cancer survient et elles vont devoir, toutes les deux, faire face au corps qui change, à la fatigue et aux regards des autres...

En troisième, elle se lance soudainement comme défi avec ses copines, de participer au cross régional alors même qu'elles n'ont fait jusqu'à présent que de la figuration en cours de sport !
 

Il s'agit surtout pour la jeune fille de se sentir solidaire du combat de sa mère. Un des effets inattendus, est l'intérêt soudain que lui porte Zlatan, qu'elle surnomme intérieurement, le troll des Balkans...

Un très bon livre qui évoque l'épreuve du cancer, sans pour autant constituer un récit désespérant. L'auteur parvient à présenter ce parcours comme un élément de vie.

Elle évoque pourtant les différents stades du traitement sans édulcorer la réalité. Car il est important de parler de la maladie, qui peut faire croiser notre chemin. 

Mais elle le fait avec une héroine pep's, qui n'oublie pas de rester aussi ancrée dans son quotidien d'élève de fin de collège, avec ses propres problématiques avec les copines, les garçons, les enseignants...Les portraits sont truculents.

La relation entre la jeune fille et sa mère sonne vraie et le style vif de l'écrivain, avec ses phrases courtes et ses nombreuses phrases interrogatives et exclamatives, mettent le lecteur au coeur de l'histoire.

Un livre simple mais qui fait sens, dans un format court, à la portée de tout public. A lire !

 

978-2-8126-029-9
10,20 euros
126 pages
Niveau 3ème/Lycée et +

Maladie- Relation mère fille- Cancer- Relation entre élèves- Rapport au corps- Cheveux

 

"Je crois qu'elle avait plus peur du regard des autres que de mourir pendant son opération. C'est débile, non ? Qu'on doive se cacher pour être malade, je trouve ça dingue ! Comme si ça ne suffisait pas de souffrir, faudrait encore le faire en silence !"