La femme du gardien de Zoo, Diane Ackerman, l'Archipel, 2015

par Orbe  -  25 Janvier 2016, 00:59  -  #Niveau Lycée, #Roman, #Guerre, #Destin, #Biographie, #Engagement, #Histoire, #Lutte, #Relation Homme Animal, #Survie

La femme du gardien de Zoo, Diane Ackerman, l'Archipel, 2015

Histoire vraie de Jan et Antonina Zabinski, propriétaire du Zoo de Varsovie et résistants pendant l'occupation allemande et notamment l'éradication progressive du Ghetto de Varsovie.

 

Ce roman est à la fois le récit de la vie du couple, celle des différentes sortes de relations possibles aux animaux et un hymne à la lutte pour la conservation d'une attitude digne et humaine en toute circonstance.

L'histoire débute en 1935 avec la présentation du Zoo sous un jour paisible et proche d'une vision bienheureuse. Elle permet de poser la relation des deux personnages principaux aux animaux et par extension à toute espèce vivante.

On retiendra comme éléments significatifs de leur destinée, leur goût pour l'autre sous toutes ses formes et leur grande capacité de travail et d'organisation. Lorsque la guerre arrive et que l'espoir d'une aide étrangère s'effondre c'est la consternation et l'obligation de tenter de survivre.

La plupart des événements qui vont suivre sont dramatiques. Il sera aussi bien question des animaux et de la flore du zoo, que de la famille et bien sûr des amis et de tous ceux qu'il est nécessaire de sauver.

J'ai particulièrement apprécié le parallèle fait en permanence entre leurs valeurs et celles des nazis et leurs implications scientifiques. Mais aussi tous les beaux portraits d'hommes et de femmes qui ont su rester droits dans une situation terrible comme Janusz Korczak. 

Le récit chronologique prend une teinte douce amère comme une résistance folle et impossible au mal absolu, un hymne à la vie cependant qui doit se savourer chaque jour, chaque minute.

Un très beau texte !

9782809817997
22 euros
300 pages
Niveau adulte et jeunes adultes

Guerre- Science- Relation homme nature- Survie- Histoire

"Les Allemands avaient droit à 2613 calories, les Polonais 669 et les juifs 184 seulement. Au cas où quelqu'un n'aurait pas compris, le gouverneur allemand Frank déclara : "Je ne demande rien aux juifs, si ce n'est de disparaître."