Le complexe du papillon, Annelise Heurtier, Casterman, 2016

par M.Utéza  -  17 Avril 2016, 23:14  -  #Roman, #Corps, #Maladie, #Famille, #Relation entre élèves, #Amitié, #Deuil

Le complexe du papillon, Annelise Heurtier, Casterman, 2016

Après nous avoir fait découvrir des pays marqués par leur histoire dans Sweet Sixteen, Là où naissent les nuages et Refuges, l’auteur nous propose aujourd’hui un voyage intérieur.

 

Mathilde aime la course à pied et sa joyeuse amie Louison. Mais lors d’une nouvelle rentrée scolaire elle découvre, la transformation d’une ancienne camarade qui passait jusque là inaperçue.

Mathilde, marquée par la mort de sa grand-mère tant aimée, décide alors de changer d’apparence en commençant un régime afin de pouvoir espérer se forger elle aussi une nouvelle identité.

 

Afin que ses parents agriculteurs taiseux ne s’inquiètent, elle met en oeuvre tout un tas de subterfuges pour que son nouveau régime réduit au strict minimum ne soit pas découvert.

Après la joie de voir son corps mincir, arrive très vite les complications...

 

Un livre à la première personne sur la difficile relation au corps de l’adolescent et sur les risques encourus. L’image du papillon est très jolie et juste car elle évoque la fragilité de la métamorphose.

 

Dans le récit les amis et les adultes vont se battre pour ramener la jeune fille. Le moment où l’héroïne prend vraiment conscience du fossé qu’elle a creusé avec son corps est particulièrement émouvant.

“Est-ce que je suis vraiment malade ? Quand la situation a-t-elle dérapé ? Quand est-ce que le contrôle m’a échappé ?
Je n’ai rien vu venir.”

Mais comment aider l’anorexique à sortir de son propre enfermement ? L’auteur nous propose un chemin plein de bosses et sinueux où patience et amour seront les remèdes…
A lire !

 

9782203102286
12,90 euros
195 pages
4ème/Lycée
Couverture réalisée par Djhor Guedra

 

Corps - Adolescence - Maladie - Famille - Deuil - Nourriture - Course à pied - Amitié

 

“Est-ce que la personnalité de quelqu’un change avec son apparence, ou seulement le regard que les autres lui portent ? A l’intérieur, la papillon se considère-t-il toujours comme une
chenille ?”