Nous voulons tous le paradis : Le procès : Els Beerten, La joie de lire, 2016

par M.Utéza  -  10 Avril 2016, 15:00  -  #Roman, #Niveau Lycée, #Guerre, #Choix, #Amitié, #Engagement, #Famille, #Fidélité, #Histoire

Nous voulons tous le paradis : Le procès : Els Beerten, La joie de lire, 2016

Alors qu'il aurait pu rester en Allemagne, sous sa nouvelle identité, Ward décide en 1947 de rentrer en Flandres où il risque une condamnation à mort.

Son retour va profondément bouleverser la vie de la famille de ses anciens amis, Jef, Renée et Remi. Le premier a pour nouvel échappatoire la mine et Nicola, la seconde essaye de mener une existence tranquille, le dernier nous offre un regard enfantin sur une situation dramatique.

 

Les armures se fendillent, laissant apparaître une nouvelle donne où il n'y a plus question de vérité mais de choix... Comment l'histoire pourra t-elle se terminer ?

Un second et dernier tome qui reprend le procédé de l'alternance des voix mais aussi des temps. J'ai retrouvé avec beaucoup d'émotion les personnages. La tension dans le récit est permanente et bouleverse le lecteur. Elle m'évoque Antigone et la tragédie grecque.  

Il est essentiellement question de valeurs dans ce livre mais cette fin ajoute celle du mensonge, de la dissimulation et de la lâcheté. Les situations sont très réalistes avec notamment la position des parents qui vont à la fois couvrir leur enfant sans approuver leurs actes.

La musique continue d'accompagner les deux parties à la manière d"une langue commune, elle unie les destins alors que la guerre ne fait que les briser. Profitant de la volonté des jeunes de défendre des idéaux, elle les manipule et les enferme au nom de l'honneur.

Un magnifique livre !

 

9782889083060
18 euros
324 pages
Niveau Lycée et +

Guerre- Sentiment- Musique - Valeur - Choix - Mensonge - Famille

"Beaucoup de guerres éclatent au nom de l'honneur et se terminent de la plus cruelle des façons. Aucune guerre n'est possible sans une poignée d'imbéciles qui ont des idées folles en tête et qui pensent soudain qu'ils doivent combattre pour les défendre. C'est pour eux une affaire d'honneur."