Le temps des oranges, Iva Prochazkova, La joie de lire, encrage, 2017

par M.Utéza  -  6 Avril 2017, 07:34  -  #Niveau Collège, #Niveau Lycée, #Relation parent enfant, #Relation Homme Animal, #Responsabilité, #Handicap

Le temps des oranges, Iva Prochazkova, La joie de lire, encrage, 2017

Darek a dû abandonner tout espoir de rejoindre le lycée depuis la mort de sa mère. Il doit aider son père à la ferme et s’occuper de sa petite soeur handicapée.

Il trouve toutefois le temps d’honorer tous ses duels avec Hugo, chacun gagnant alternativement cette longue bataille épuisante et toujours recommencée.

Mais les temps sont durs et le père a du mal à trouver du travail. Les services sociaux menaces de dissoudre les restes de leur famille. Il y a aussi Marta, la postière, trop souvent à la ferme au goût de Darek.

Heureusement, son ami Micha et son attirante soeur arrivent souvent à le transporter loin de sa vie misérable.

C’est alors que son père renoue avec Anton, un ancien ami et décide de se lancer dans l’élevage de chevaux. Darek se prend de passion pour ces animaux souvent en très mauvais état et qu’il s’agit de requinquer avant de les revendre pour une seconde vie…

Un roman beau et dur à l’image de l’existence. Nous suivons la vie quotidienne de Darek sur une année avec des éclairages spasmodiques sur le passé.

L’écriture est belle et sonne juste. Avec ce récit d’initiation, nous sentons le héros se transformer au fil des épreuves.  Il y a l’amour des animaux, la difficulté de porter le handicap de sa soeur et tout à la fois l’espoir d’un rétablissement, d’un équilibre.

Mais si l’amour avec la sauvage Hanka et la haine avec le provocateur Hugo sont bien présents, c’est la relation filiale, bien qu’en arrière-plan qui est la plus émouvante avec un final explosif.  

Un roman à lire absolument !

9782889083466
306 pages
Niveau 4e Lycée
traduit de l’allemand par Hélène Boisson

Relation homme animal - Relation parent enfant - Handicapé - Famille - Deuil - Responsabilité

“Il y a des tas de gens qui sont prêts à se débarrasser pour trois fois rien de leurs chevaux malades, livrés à eux-mêmes ou tout simplement trop vieux. Ils ne veulent plus s’en occuper. Nous, on les achète, on les requinque, et puis…”